"Dans quelques dizaines ou centaines d'années, nous regarderons notre époque comme une époque particulièrement barbare. Celle où nous détruisions massivement l'écosystème pour planter des clones de plantes et y déverser des gigatonnes de dérivés pétrochimiques sous prétexte que c'était la meilleure manière de pratiquer l'agriculture. Celle où les écarts entre pauvres et riches ne cessaient de s'accroître sous prétexte que le système néolibéral était le plus efficace pour développer le monde. Celle où nous produisions toujours plus, pour devenir obèses et détruire plus de 40% des aliments produits, alors que plus d'un milliard d'individus ont faim. Celle où face à des preuves massives et évidentes du réchauffement climatique, certains continuent de clamer le contraire uniquement pour émerger et flatter leur ego.
Les pays développés, Etats-Unis en tête sont des Barbares, dont la richesse repose sur l'exploitation des hommes et de l'écosystème. Les sociétés traditionnelles et les peuples premiers sont les derniers défenseurs de la sagesse humaine et d'une vision vraie du monde. L'Homme n'est qu'une partie de la Nature dont il se nourrit, et s'il la détruit, il se détruit lui-même. C'est évident, et pourtant nous flouons cette vérité sur l'autel du développement actuel. Nous devons immédiatement prendre du recul pour juger notre siècle avec honnêteté et prendre conscience que notre modèle n'est qu'une insulte à l'intelligence humaine et aux lois de la nature qui nous ont engendrés. Nous devons arrêter cette barbarie, ou nous disparaîtrons tous .
Les solutions sont là, devant nous : l'agriculture biologique, le commerce équitable, tous les outils modernes du développement durable, et toutes les sagesses anciennes et les savoir-faire traditionnels. Nous avons les moyens de sortir de cet âge barbare, il le faut, pour notre propre bonheur et celui de nos enfants."
N.B. : voir le site d'Alter Eco ( www.altereco.com ) et le blog de Tristan (http://tristanlecomte.altereco.com). Voir aussi notre revue de presse.
Yves de KERMEL .
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