Et ceci, bien sûr, n'est pas propre à la France : mondialisation oblige, c'est l'ensemble de la planète qui vacille et, comme d'habitude, ce sont les plus démunis, les plus vulnérables, qui souffrent le plus. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a publié, le 9 décembre, son rapport annuel sur l'insécurité alimentaire qui souligne qu'avant même que la crise économique mondiale ne commence à faire sentir ses effets, la faim progressait dans le monde : 963 millions d'hommes, de femmes, d'enfants souffrent de la faim en 2008, soit 40 millions de plus qu'en 2007, année qui avait déjà vu leur nombre gonfler de 75 millions par rapport à la période 2003-2005.
Dans cet environnement anxiogène et mortifère, on peut cependant savoir lire aussi des signes d'espérance. Déjà on note, par exemple, que tous les constructeurs automobiles se lancent dans l'étude et la fabrication de voitures propres et économes. On vient d'apprendre par ailleurs que Barak OBAMA a désigné comme futur ministre de l'énergie un prix Nobel obsédé par le problème du changement climatique : le lobby des pétroliers texans a donc quelque souci à se faire…
Et l'on peut penser que l'électrochoc de la crise finira bien par rendre évidente à l'homme l'impérieuse nécessité de nouveaux comportements, de nouvelles philosophies de l'existence, de nouveaux modes de consommation, de nouveaux idéaux .
Je vous souhaite donc à toutes et à tous une heureuse NOUVELLE année, une année où l'homme choisira résolument une nouvelle direction afin de se réconcilier avec son environnement et avec ses semblables.
Des hommes heureux et solidaires, dans un monde apaisé : rêvons et agissons ensemble…
Yves de KERMEL.